ARN
O-Mag
Une véritable analyse de l’info, sans influence politique, et en
toute intelligence.
Parce que l’objectivité ne présente pas de limite.
Par Laurent GRANIER,
Analyste, Théoricien, Maître Philosophe
Ou comment Nicolas SARKOZY
renvoie l’ascenseur en faisant
gagner de l’argent à ses amis.
Plus de publicité sur la télé
nationale, les chaînes de France Télévision. Quelle affaire ! Quelle info
politique ! Quelle évolution sociale ! Quelle révolution pour les
citoyens en matière de pouvoir d’achat !
A défaut de déclaration choc
disponible, puisque celle à caractère « people », et encore plus
inintéressante de par son impact sur la vie concrète des français, est un
secret de polichinelle, les éminences conseillères du président 2007-2012 de la
France ont choisi cette nouvelle orientation politique.
Le fond de leur problème
:
Comment privatiser ces
chaînes ? Et surtout, en procurant le meilleur bénéfice à leur acquéreur,
en les vendant en dessous de leur
valeur.
La stratégie :
Faire perdre son impact
économique à ce groupe. Pour cela, leur ôter un de leurs moyens de rémunérations.
La valeur de l’entreprise en sera touchée. Même si les rentrées monétaires des
pubs sont compensées par des taxes.
L’impact interne.
Le groupe France
Télévision est voué à deux contrecoups.
Ainsi,
la valeur du groupe France Télévision pourra être facilement sous évaluée.
Ainsi,
ici aussi, elle pourra être sous valorisée.
Conséquences premières
:
Le groupe sera facilement et
rapidement mis en difficulté financière, position délicate que le gouvernement
n’a pas les moyens de supporter.
En plus d’une perte
d’attrait de son contenu par une réduction de moyen, un déficit financier est à
prévoir. Il sera alors déclaré que pour sauver FT et ses emplois, une
privatisation est obligatoire.
Conséquences
finales :
Le second paramètre fera que
ce groupe doit être vendu. Il sera soit morcelé, petit à petit, soit cédé d’un
bloc. L’une des deux façons sera choisie en fonction du contexte politique. Si
nous nous retrouvons dans un bourbier financier éclatant, cela se passera
rapidement et en une fois. En revanche, si des dissensions sociales sont
présentes, la façon pour « faire passer la pilule » sera en catimini.
La meilleure solution est toujours la « méthode de la grenouille ».
But premier de la
stratégie :
Toute cette manipulation
offre un double avantage :
- Faire accepter au peuple
la privatisation et la vente de France Télévision
- Vendre ce groupe de
sociétés bien en dessous de sa réelle valeur, et de son potentiel.
Ce deuxième aspect est pour
offrir des profits à des personnes ciblées. Comme cela a été le cas dès
l’annonce explosive de ce rendez-vous presse. En effet, les valeurs boursières
des chaînes privées ont bien entendu, et nécessairement, augmenté. Les
personnes qui étaient dans la confidence de cette stratégie et de cette
déclaration, ont déjà gagné de l’argent, juste sur cette info !
A ce titre, il serait
intéressant de connaître les chiffres des échanges boursiers de ces valeurs au
cours du mois précédent.
Une autre chose.
L’impact externe.
Pour compenser ce manque à
gagner, il a été prévu l’émergence de nouvelles taxes. Une augmentation des
taxes, et donc en bout de chaîne, une augmentation des charges, et par
conséquent, une baisse du pouvoir d’achat des français. Cet impact est à
totalement à l’encontre de ce que le chef de l’état promet depuis des mois.
Une manœuvre stupide par son
défi à la logique la plus basique, comme l’a été, par le passé, l’idée d’une
hausse de TVA sans augmentation des prix !
Petites précisions
Nota Bene :
Quel serait l’environnement
audiovisuel pour le public ?
Des chaînes privées avec plus
de pub, en temps et en quantité. Cela n’est guère réjouissant ni bénéfique…
Des chaînes publiques sans
pub. Elles n’auront plus à subir le verdict du dieu « Audimat » et
elles ne feraient que de la qualité ?! Rien ne prouve qu’une absence
d’épée de Damoclés engendrerait une hausse de la
qualité des émissions. En effet, ce n’est pas obligatoire ni nécessaire. Nous
pouvons le constater avec les apm de France 2 avec
les épisodes de « Derrick », du « Renard », ou du
« Chien » (Rex), nous ne pouvons pas dire
que l’audimat dicte la programmation ! Donc, voici ce qu’il se passe.
Absence d’audimat n’est pas une liberté à créer ou pour faire de la qualité. Et
de toute façon, tout d’abord, il faudrait bien désigner et définir ce qu’est la
« qualité » d’un programme ?
Ce n’est pas parce que des
programmes culturels sont sur France 2 ou France 3 que l’abruti notoire va le
regarder, et par conséquent, à son insu, s’instruire et évoluer. Si tel était
sa volonté, d’une part il ne serait pas abruti, et d’autre part, il serait
assez capable pour pouvoir choisir, comme c’est le cas actuellement, une autre
chaîne puisqu’il est doué de cette raison pour chercher ailleurs (France 5, Arte, etc.).
Quoi qu’il en soit, dans ce
« nouveau monde merveilleux » promis, s’il est donc vraiment cet
abruti, et pour nourrir l’«Alien » de son
ganglion cérébral, il zappera sur TF1 ou autre M6.
En bref, comme un abruti ne
restera qu’un abruti, ou du moins que l’obliger à évoluer est en dehors de son
périmètre de faculté intellectuelle, il ira nécessairement vers des chaînes qui
le concernent.
è
Si l’absence de publicité sur FT est une stupidité de haut vol, en revanche, il
est certain qu’une évaluation soit effectuée sur ses choix de programmes et
surtout sur les sommes qui y sont consacrées. Il y a trop de dépenses pour des
émissions médiocres et/ ou de faible valeur, et trop de surfacturations (voir
émissions de Delarue, etc.).
Il n’y a aucune nécessité et
aucun avantage, tant sur le plan économique, qu’intellectuel ou social, à
bannir la publicité sur ces chaînes.
La part belle sera pour les
chaînes privées comme TF1 et M6 qui, finalement, récupéreront
plus d’audience et plus de pubs. Leur bénéfice en sera augmenté par ces deux
facteurs « coïncidents » (réduction de la concurrence par leur
contenu, et augmentation des volumes publicitaires. Leur valeur boursière s’en
trouvera bénéficiaire.
Au titre de la redevance, il
est à préciser qu’elle est une escroquerie et une verrue juridique en regard de
l’attitude de l’état. En effet, elle est une expression parfaite de la clause
de concurrence déloyale par rapport aux chaînes privées. Sans compter qu’elle
est une imposition, indiscutable.
Une nouvelle manifestation
de preuve que la France est une république bananière.
Les problèmes de
certaines chaînes et les faveurs des autres :
- Pour FT, cela leur est
doublement pénalisant. Non seulement, ils n’auront plus cette rentrée d’argent,
mais en plus il leur faudra compenser ce temps d’antenne par des programmes
nécessairement coûteux. C’est le double tranchant, pas de rentrée, mais plus de
sortie.
- Pour les chaînes privées,
il y aura plus de pubs et plus de temps à leur consacrer. La direction vers un
espace publicité de plusieurs dizaines de minutes sera un argument pour les
chaînes privées de faire modifier la réglementation afin qu’il y ait plusieurs
coupures par heure plutôt qu’une seule de longueur inconsidérée…
Si le temps d’antenne pour
les publicités n’est pas augmenté, nécessairement, le prix de vente des temps
sera à la hausse. Il est certain que pour une marque déjà présente sur
plusieurs chaînes, le fait de ne plus être sur FT lui permet des moyens
financiers supérieurs consacrés à TF1 et M6, par exemple. S’il y est déjà
présent, il ne va pas faire deux spots en même temps.
De plus, cela permettra à
ces chaînes de faire monter les enchères : une seule quantité de temps
pour un nombre spécifique d’annonceurs… TF1 et M6, à plusieurs titres, et
quelles que soient les règles économiques et réglementations, pourront en tirer
un bénéfice conséquent, sans plus de dépenses…
CONCLUSION :
Vu la difficulté de la mise
en place du système compensatoire des rentrées (taxes et timing), vu l’impact
financier sur le citoyen, vu l’impopularité d’une nouvelle taxation, vu
l’inutilité réelle du résultat tant au point de vue de la qualité que de
l’économie et de la politique, le complot en devient évident.
Si le président était un
abruti, à l’image de W. BUSH, cette volonté aurait pu être perçue comme une
incompétence et une idiotie simple, de plus.
Or, il est particulièrement
intelligent. Cette manœuvre ne peut être motivée que par un but précis, éloigné
et être considérée comme un moyen détourné d’une stratégie élaborée.
Il est évident que les buts
réels sont :
-
de faire
augmenter la valeur boursière de certaines chaînes privées en un temps record
(effet d’annonce)
-
de donner
plus de moyen et de pouvoir à certaines chaînes privées (plus de pubs et moins
de concurrence en contenu et en espace pub)
-
de faire
augmenter les bénéfices de certaines chaînes privées
-
de
dévaloriser économiquement France Télévision
-
de
dévaloriser le contenu de FT
-
de faire
accepter la vente (privatisation) d’une partie ou de la totalité du groupe
France Télévision
-
de vendre
à une valeur inférieure à son potentiel le groupe FT.
Tout ceci ne peut être
qu’aux bénéfices de certains.
« Amis »